"Lost and Found"


INTERVIEW

Van Der Graaf Generator
Peter Hammill, Hugh Banton
et l'équipe de tournée
pour "Lost and Found" Février 2011

English version

"A Grounding in Numbers" prochain album de Van Der Graaf Generator sort le 14 mars 2011 et le groupe est sur le point de repartir en tournée.

"Lost and Found" souhaitait marquer cette nouvelle étape, Peter Hammill et Hugh Banton au nom du groupe, comme pour l'équipe Will Hitchings et Carl Wilson, ont eu l'extrême gentillesse de répondre à quelques une de nos questions.

Nous les en remercions vivement!

A propos de "A Grounding in Numbers":


Dans quel état d'esprit avez-vous travaillé sur ce nouvel album?

PH: Extrêmement concentré!


Aviez-vous un parti-pris musical ou thématique précis au début du projet?

PH: Nous avions préparé un certain nombres de morceaux sur lesquels nous étions résolus à travailler.


La musique a-t-elle précédé les textes ou l'inverse? Se sont-ils plutôt construits simultanément?

PH: En tout, seuls un ou deux morceaux étaient en relation avec quelques paroles quand nous avons enregistré les pistes musicales, même si des germes d'idées flottaient autour de quelques autres. Après l'enregistrement de la musique, les paroles, le chant et les "overdubs" ont suivis en parallèle.


Pourquoi avoir choisi de travailler cette fois dès le début dans un véritable studio ?

PH: Cela voulait dire que nous allions pouvoir nous concentrer exclusivement sur la création musicale plutôt que sur quelque aspect technique de l'enregistrement. Comme notre temps était limité, cela paraissait une très bonne idée et cela s'est révélé exact.


Il semble que l'aspect "son" ait revêtu une grande importance puisque vous avez aussi fait appel à une personne extérieure pour le mixage.

PH: Cette fois nous avions envie qu’une oreille extérieure, une main extérieure participe au processus de mixage. Le fait que Hugh Padgham ait été intéressé et ait réalisé un si remarquable travail a représenté un fantastique bonus.


A propos des morceaux que VDGG choisit de jouer sur scène :

Depuis 2007, le trio a fait des choix pour constituer les set-lists. Le groupe joue régulièrement cinq morceaux de « Trisector » et peut-être trois (ou plus ?) de « A Grounding in Numbers »...

PH: Et bien nous n’en savons rien encore, n’est-ce pas? En ce moment où je réponds, par exemple, je n’ai pas une idée précise de ce que nous allons jouer au prochain concert
...

Quand, comment et pourquoi décidez-vous des morceaux qui pourront éventuellement être joués pendant la tournée et également de ceux qui ne le seront en aucun cas?

PH: Nous essayons toujours de changer quelque chose pour ménager notre intérêt et pour le public. A chaque tournée, nous avons un ensemble de chansons qui constitue la sélection en cours. Pour nous certaines sont plus stimulantes que d’autre et nous aimons toujours inclure quelques-unes d’entre elles.

Bien sur, les trucs les plus nouveaux seront plus stimulants. Aussi, depuis les débuts du trio, nous avons tenu à développer un répertoire qui a plus à voir avec le présent et le futur qu’avec le passé.

Tout cela cependant ne veut pas dire que nous ne reviendrons pas en arrière pour revisiter dans le futur des chansons que nous avons jouées auparavant dans cette configuration. Ou encore des chansons que nous n’avons pas encore jouées
.

En d’autres termes, nous n’aimons pas avoir de contrainte.



A propos du concert du Metropolis:

Le concert du Metropolis a vraiment eu lieu dans des conditions très particulières, une toute petite salle, une toute petite scène très proche du public, de nouveaux morceaux à jouer, peut-être du stress en raison des mauvaises conditions météo… Diriez-vous que ce fut un concert difficile, un moment agréable ou non ?

PH: Oui , difficile, plaisant, intense, tout cela à la fois. C’est vraiment quelque chose de jouer ensemble pour la première fois depuis plus d’un an, et également de la matière nouvelle. Un vrai challenge.




De quelle manière vous y êtes vous préparés?

PH: Beaucoup de projection mentale, pas mal de répétition en solitaire pour chacun de nous, et puis beaucoup de répétitions ensemble dans les deux jours qui ont précédé le show.





Hugh Banton, en concert vous jouez à la fois des pieds et des mains, c’est très impressionnant pour le public, on imagine que c’est à la fois très physique et très exigeant sur le plan de l’attention. Pourtant vous semblez plutôt souriant et décontracté sur scène, n’est-ce pas ?

HB: Je suis passé des leçons de piano à celles sur grandes orgues vers l’age de douze ans, aussi jouer avec les pieds et les mains est quelque chose que je fais maintenant depuis près de 50 ans ! Donc, en vérité je trouve cela totalement naturel et plutôt facile…. Et je suis plus à l’aise musicalement quand je peux choisir aussi la ligne de basse...


Dans quel état vous sentez-vous pendant et après un concert ?
Ummm…



Au Metropolis, il y avait trois guitares sur scène, nous en connaissions seulement deux. Il semble que la nouvelle soit une Fender Telecaster Squier...

PH: C’est, bien entendu, une Telecaster Squier, mais quelque peu adaptée.


En quoi est-elle différente des deux autres et qu’apporte-t-elle en plus ?

PH: J’y ai mis un cordier à accordage multiple Hipshot , ce qui fait qu’il y a trois positions pour chaque corde et les accordages peuvent être changés instantanément. Cela veut dire que je peux me retrouver à ne pas savoir exactement ce que je suis en train de jouer sur la guitare, (certains pourraient dire quel changement !) ce qui est utile pour écrire de nouveaux trucs.
J’avais besoin d’une Telecaster très spéciale pour faire cela, avec un chevalet cordier et non un cordier traversant.

Comme vous avez du vous en rendre compte, j’aime m’amuser avec ce genre de truc et un nouvel instrument produira souvent un nouvel air (au moins).



A-t-elle une histoire particulière ?
 A-t-elle été utilisée pour enregistrer le nouvel album?

PH: J’ai trouvé celle là sur Ebay et dans sa vie antérieure elle a joué dans un groupe de Ska. J’ai aussi remplacé la plaque blanche par une noire.

Et finalement j’ai pas mal joué de la Tele sur le nouvel album…


Il est facile de voir une nouvelle guitare.. mais de votre côté Hugh, continuez vous à transformer l’orgue à le faire évoluer ? Depuis la réunion par exemple, avec le changement de configuration aboutissant au trio et pour le nouveau répertoire…

HB: Oui, sans arrêt. En tant que facteur d’orgues électronique professionnel, je ne suis jamais à court d’idées sur la manière d’améliorer l’installation. (Bien que certains pourraient décrire différemment le processus ;-)

C’est un assemblage de claviers, pédales et électronique plus qu’un véritable orgue, bien que nous le considérions comme L’Orgue. Les principaux changements depuis la Réunion en 2005 sont : le remplacement du clavier bas- c’était un RolandVK7- par un Hammond XK-3C, qui est généralement un instrument supérieur ; l’ajout d’un PC, que j’ai chargé avec divers sons d’orgues supplémentaires ; et un système contrôleur & coupleur MDI.
J’ai conçu et construit presque tout cela et l’amplification également.
Sans aucun doute de nouvelles modifications sont à venir!


Hugh, alors que sur scène vous jouez les basses avec les pédales de l’orgue, sur certains enregistrement vous jouez aussi de la guitare basse. A quel moment le travail sur cet instrument intervient-il ? Est-ce uniquement en ré-enregistrant par dessus la piste de départ? Vous sert-il dans des phases de recherche et de création?

HB: Cela dépend, la majorité de nos morceaux commencent à l’orgue et sur les enregistrements quelquefois je rajoute la guitare basse.

Parfois, et le plus récemment "Highly Strung" and "Embarrassing Kid" ont commencé comme des morceaux de guitare basse. C’est à dire que je joue de la basse plutôt que de l’orgue sur la piste d’enregistrement de base. "Hightly Strung" est morceau de guitare basse à 10 cordes...je suis un autre collectionneur de guitares !

Curieusement en général je ne ré-enregistre pas d’orgue par dessus ces morceaux bien qu’il y ait eu une ou deux exceptions au fil des années.



A propos de la prochaine tournée et d'un concert en France:

Comment avez vous déterminé les dates et les étapes de la prochaines tournées ?

PH: Notre agent, Andy, organise le circuit d’une manière qui ait un sens sur le plan logistique et, bien sur, financier.


Le public français de VdGG se demande pourquoi aucun concert n’a eu lieu en France depuis 2005...

PH: Cette fois ci, je ne pense pas que le circuit rendait plausible un show en France. Personnellement j’aimerais revenir en France à la fois avec VdGG et en solo. Mais qui sait ce que le futur réserve?


A propos de futurs projets:

Dans une interview il y a un an, PH a dit qu’il n’était pas inconcevable qu’un autre musicien puisse un jour rejoindre VdGG. Était-ce seulement une idée en l’air ou y avez-vous récemment réfléchi sérieusement?

PH: Je pense que j’ai seulement dit que c’était « possible », par opposition à « impossible ». Quand nous avons commencé en trio, c’est quelque chose dont nous avons discuté, évidemment, mais nous en sommes immédiatement arrivé à la conclusion qu’en premier lieu nous devions explorer ce que nous pouvions faire en trio, aussi bien au niveau enregistrement qu’en public.
Étonnement, je pense que nous sommes toujours dans ce processus aussi bien la question d’avoir un ou des invités n’a pas encore surgi.
Et, à propos, je pense que si quelqu’un d’autre devait jouer avec nous ce serait en tant qu’invité plutôt que comme un membre à part entière…



VdGG a-t-il d’autres projets pour l’avenir au delà de la tournée du printemps ? D’autres concerts pour cet été peut-être?

PH: Nous continuerons à tout prendre au jour le jour, une tournée à la fois. Bien contents et privilégiés de toujours le faire!


A propos de l'équipe:

L’équipe technique fidèle accompagne VdGG depuis 2005, pouvez vous nous parler d’eux et de ce qu’ils apportent au groupe?

PH: Ils forment une équipe fantastique, professionnelle et drôle qui fait d’une tournée un plaisir et une expérience très raffinée. Nous ne pourrions pas le faire sans eux !


L'équipe de tournée de VdGG:

VdGG va débuter une nouvelle tournée à travers l’Europe dans quelques semaines, c’est certainement grâce à un travail d’équipe qu’une tournée peut se dérouler dans de bonnes conditions. Nous avons remarqué qu’une bonne partie du groupe qui accompagne le trio est la même depuis 2005 et nous souhaitions en présenter les membres, faire en sorte que leur travail soit mieux connu, en publiant pour y rendre hommage une petite interview de quelques-uns d'entre eux ayant accepté de se prêter au jeu.
Nous leur avons donc demandé de se présenter et de nous confier leur rôle sur les tournées, leur "histoire" avec VdGG, ainsi que quelques souvenirs marquants
.



Will Hitchings

Ingénieur du son. Je mixe à la fois les Retours Scène et la Façade.C'est mon travail habituel et ce depuis 25 ans.

Je travaille aussi avec Peter Hammill sur ses tournées solo, je mixe et je conduis...

J'avais vu Van der Graaf Generator, à Bristol en 76 quand j'avais 14 ans. Je travaillais déjà pour Peter Hammill sur ses tournées solo quand ils ont annoncé la Réunion, et j'ai naturellement voulu mixer le mythique VdGG!

J'essaye toujours de me rendre disponible pour les tournées et VdGG est ma première priorité , mais en de rares occasions je ne peux pas arranger les choses comme je le voudrais et je prends alors mes dispositions pour me faire remplacer.

Mon meilleur souvenir avec Van Der Graaf?...Je pense que cela a été le concert de la Réunion au Royal Festival Hall - d'avoir participé à un tel évènement. J'ai fait de plus gros concerts, et de plus fameux, mais le concert du RFH fut très important.

Et le pire...ou bien une intoxication alimentaire en Russie (la pire que j'aie jamais eue!), ou encore d'avoir été mordu par le chien d'un douanier à l'aéroport en chemin pour Trieste, ce qui a causé une très mauvaise réaction.




Carl Wilson

C'est mon nom, bien que je n'aie jamais fait partie des Beach Boys.
Je suis le roadie/technicien en instruments de musique. Mis à part les répétitions, je travaille seulement sur les tournées.


Au printemps 2005, j'étais en tournée avec quelqu'un qui a reçu un appel mais n'était pas disponible pour rejoindre VdGG. Il m'a passé le téléphone et j'ai dit oui.
Je n'avais pas de raison particulière sinon que c'est mon job. Je n'avais jamais entendu parler du groupe auparavant. Comme je l'ai dit, c'est mon boulot et je travaille pour beaucoup d'artistes différents.




Il est difficile de choisir le meilleur souvenir, mais mon favori devrait être le Womad Festival à Taormina, Sicile, en 2005, jouant dans le théâtre antique avec un volcan qui fumait en toile de fond.

Le pire a du être la gueule de bois que j'ai mystérieusement attrapée après un repas et deux ou trois carafes de vodka au cours d'un voyage en train
de nuit entre Saint-Pétersbourg et Moscou. Qui aurait pensé que la vodka Russe puisse être si forte?



A suivre... peut-être.


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